Après Nice, ouvrir les yeux sur notre monde.

Que Daesh ait, à tort ou à raison, revendiqué l’attentat de Nice n’enlève en rien à la question du « pourquoi » ?

On voit les médias qui interrogent les veufs et les veuves à côté des cadavres des êtres aimés, on voit que les articles des « journaux » se concentrent sur le profil des victimes et les hommages (mérités), plutôt que sur l’information et l’analyse.

Mais à aucun moment on se demande les raisons profondes qui motivent l’acte de personnes aux histoires parfois très différentes.

On nous répondra que « Ce sont des fous, des malades ». Après tant de décennies de terrorisme, qu’il soit d’État, anarchiste, communiste ou aujourd’hui djihadiste, il est temps de reconnaître qu’on ne peut s’arrêter à un jugement aussi simple. Il est temps de se remettre en cause car, aussi terrible ou polémique que puisse paraître mes propos, rien de ceci n’arrive par hasard malheureusement.

Comme les brigades rouges avant lui, l’État islamique s’attaque à notre mode de vie, que l’on appelle « capitaliste » et « occidental ». Ces hommes et ces femmes reprochent à notre « système » d’être corrompu, de bafouer les traditions des peuples et de baser les relations sociales sur l’argent plutôt que sur l’humain et le vivant.

Oui, ce ne sont que des prétextes pour permettre à une minorité de justifier leurs atrocités et leurs désirs morbides, mais il est également vrai que les accusations portées contre notre mode de vie sont fondées.

1% de la population mondiale détient à elle seule autant de richesses que 99% du reste du monde. Les banques dictent les lois à voter par les politiques, l’injustice et les inégalités ne cessent d’empirer et les droits humains sont foulés au pied, en particulier quand ont peut utiliser des personnes vulnérables comme bouc-émissaire bien pratique, à l’instar des réfugiés en Europe, des migrants en Amérique ou encore des minorités en Asie. Et je ne parlerai même pas des discriminations, tant raciales que religieuses, toujours présente dans nos « démocraties libérales », tant elles sont cruelles et abjectes.

Avec autant d’arguments, comment ne pas comprendre que des hommes et des femmes, subissant souvent directement les malheurs et les travers de ce système, puissent rejoindre les rangs du terrorisme, qui apparaissent pour eux comme des sauveurs et non des oppresseurs ?

La guerre contre le terrorisme de l’État islamique est une guerre d’idées, une guerre idéologique. Pour espérer vaincre, il faut que nous acceptions de remettre en cause notre système pour en réparer ses failles et le rendre meilleur qu’il ne l’est aujourd’hui. Répondre à la violence par plus de démocratie, à l’injustice et à l’inégalité par plus de droits humains. C’est très simple et les idées de bon sens ne manquent pas.

Or, répondre à la violence par plus d’état d’urgence comme le fait en ce moment le gouvernement français, par plus de discriminations contre les minorités considérées comme des « menaces potentielles » ou pire, ignorer le malheur des opprimés qui arrivent à nos portes, ne fera que prouver aux terroristes « qu’ils ont raison ».

Ils diront : « Vous voyez ? Ils préfèrent vous enfermer et vous persécuter plutôt que de rééquilibrer les choses »

C’est peut-être ça la clé pour vaincre Daesh, retrouver un équilibre dans notre monde.

Vous ne croyez pas ?

Le combat continue.

Sébastien KEREBEL

 

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