Macron, le candidat des citoyens ?

On pourrait se demander ce qu’il y a de nouveau avec le mouvement  « en marche » d’Emmanuel Macron. Nous en avons peut-être eu un aperçu mardi soir à Strasbourg.

Pas de programme politique. Des citoyens, visiblement sans grande expérience politique, combattent leur timidité pour affronter la foule afin de lire et d’expliquer le « diagnostic » que leur « grande marche » a trouvé, le tout illustré par des témoignages et des statistiques parfois dures.

Les prises de parole convergent toutes vers une même conclusion : avant même de changer la société, il faut d’abord et avant tout changer une classe politique qui n’est plus en phase avec les réalités. Et seul le citoyen peut faire ce renouvellement, en commençant par trois idées fortes, détaillées en fin de meeting par Emmanuel Macron.

D’abord « l’adhésion démocratique« , en poussant le citoyen à participer aux débats, à les comprendre et, à renouveler de l’intérieur les partis politiques et les syndicats pour les rendre plus légitimes et plus représentatif. Le vote seul ne suffit pas.

Vient ensuite la « responsabilité politique« . Difficile d’espérer d’une société qu’elle soit exemplaire si ses représentants, ses élus, ne le sont pas eux même. « En marche » propose des mesures de bon sens pour y remédier, comme l’obligation d’avoir un casier judiciaire vierge pour se présenter à une élection, le choix des ministres sur la base d’un examen de compétence et que le président, chaque année, fasse le point sur l’état de son programme devant des citoyens formés et conseillés pour l’occasion par la société civile et la cour des comptes.

Enfin, le « partage démocratique« . La politique n’est pas considérée comme un métier par « en marche », mais comme une mission, une responsabilité que tous peuvent relever. Par conséquent, tous les citoyens doivent pouvoir avoir la possibilité de se présenter à une élection pour « faire son devoir », ils doivent y être aidés, formés puis, accompagnés dans leur reconversion dans la vie civile quand ils perdront une élection ou, mettront un terme à leur expérience.

Beaucoup diront que ces idées sont des demi-mesures, qu’elles ne combattront pas le chômage. Néanmoins, comment pouvons-nous essayer de combattre efficacement le chômage avec des politiques qui sont les mêmes depuis 30 ans ? Comment réduire les inégalités et combattre l’évasion fiscale qui nous coûte 40 milliards par an avec des députés condamnés pour corruption ? Comment faire émerger des idées nouvelles si l’on ne permet pas à la société civile d’avoir accès au parlement et d’expérimenter des solutions nouvelles ? Puis d’en mesurer l’efficacité, posément ?

Nous ne connaissons pas encore le détail du programme que défendra « En marche » pour 2017 et, les idées « D’hygiène politique » qu’il a défendu ce mardi soir le sont déjà et, depuis longtemps, par des partis bien moins connus comme Nouvelle Donne, ou des associations comme anticor.

Mais proposer comme idée de renouveler la classe politique et ses pratiques avant même de s’attaquer à d’autres sujets est indéniablement un plus, une volonté de vouloir servir tous les citoyens et non plus uniquement une partie.

Et le fait que ce soit un banquier formé à la Rothschild qui défende ces idées, tout en donnant les moyens aux citoyens de renouveler par eux-même la politique de son pays, est peut être la preuve la plus éclatante que la France du 21ème siècle est en marche.

Après tout, Marx défendait bien la cause ouvrière alors qu’il était lui même un bourgeois non ?

Le combat continue.

Sébastien KEREBEL

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