Les extrêmes, cette tentation occidentale

Article : Les extrêmes, cette tentation occidentale
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27 mai 2016

Les extrêmes, cette tentation occidentale

Il est un fait maintenant avéré que de plus en plus de partis extrémistes sont chaque jour plus présents dans les gouvernements et parlements des pays occidentaux, de « Aube Dorée » en Grèce au « Front National » en France. A l’exception notable des récents cas canadien et autrichien, il semblerait que l’occident sombre toujours un peu plus dans les idées extrêmes de tels partis, souvent populistes, racistes et islamophobes. Il s’agit de comprendre pourquoi.

Nous vivons actuellement dans ce que nous appelons la mondialisation, un processus qui nous pousse, grâce aux nouvelles technologies à se rendre toujours plus connecté avec les autres peuples du monde ; il n’y à qu’à voir à quelle vitesse nous sommes informés d’une catastrophe naturelle par exemple. Les effets de la mondialisation sont aussi bien positifs (libre échange vital à nos économies, possibilité d’entreprendre, rencontre entre les grands esprits de ce monde…) que négatif (délocalisations en Asie,  terrorisme mondial, crises économiques…). Ce sont ces derniers désavantages qui poussent les pays occidentaux à se focaliser sur eux-mêmes, derrière des frontières que l’on pense « infranchissables ». C’est pourtant se faire peur pour rien et, de toute façon, prendre le problème à l’envers.

La mondialisation est un processus que nous ne pouvons pas arrêter par de simple « frontières », car c’est un processus créé et auto entretenu par l’homme mais c’est aussi alimenté par la nature elle même ! Que ce soit les cataclysmes du réchauffement climatique, le terrorisme (aujourd’hui religieux mais hier encore communiste et avant cela anarchiste) ou bien nos catastrophes industrielles (Fukushima ou Tchernobyl), un « Etat-Nation » comme la France, l’Allemagne ou même les Etats-Unis ne peut tout simplement pas, séparément, faire face à ces défis propre au monde du 21 ème siècle. Il faut par conséquent s’adapter et c’est là que ça coince !

Face à ces changements, de nombreux gouvernements ont étés incapables de réagir. De plus en plus de partis extrémistes se font entendre pour identifier ce qu’ils considèrent comme la source du problème – les immigrés et les idées culturelle étrangères pour les uns, la mondialisation « humaine » pour les autres –  afin de proposer des solutions, généralement des propositions de repli ( xénophobie, retour aux frontières) ou de « révolution » (destruction des grandes institutions comme l’UE ou les banques). Toutes ces possibilités sont des non sens qui ne régleront en rien le problème.

Le processus que nous vivons ne peut être stoppé. Ce n’est pas un aveu d’impuissance mais un constat que je pourrais détailler avec joie dans d’autres articles si nécessaire. La mondialisation peut nous apporter beaucoup comme elle peut devenir un véritable poison, mais dans tous les cas nous ne pouvons nous assurer que cette mondialisation soit bénéfique à l’humanité uniquement si les institutions politiques s’adaptent et se montrent capables de la maîtriser. En l’occurrence, il est vrai qu’il serait plus facile d’empêcher une multinationale de frauder ou un cartel de dealer sur plusieurs continents si nous avions une seule et même entité de police pour les combattre.

Soyons réaliste, ce que je demande – un gouvernement mondial – n’est pas encore possible à cause du même problème qui gêne l’Europe à son échelle : les institutions mondiales sont dirigées par des gouvernements de nations, ces derniers n’ont aucun intérêt à remettre leurs privilèges en cause. Je dis privilège non par provocation mais par constat, car si nous n’avions par exemple qu’un seul parlement mondial de 1 000 députés par exemple, il est sûr qu’il y aurait bien moins de représentants que dans des centaines de petits parlement nationaux, soit d’autant de postes en moins à pourvoir…. mais à ce qu’il parait, la raison qui explique que l’on ne veut pas de gouvernement mondial est qu’il faut « préserver la souveraineté nationale des peuples ».

Nous pouvons cependant, une fois que nous sommes conscients de ce contexte, voir les choses différemment. Prenons par exemple l’Union Européenne, elle représente un danger aussi bien pour les extrêmes que pour les élites politiques nationales. En effet, si on laisse l’UE devenir une entité politique unie – à l’image d’une fédération comme les Etats-Unis – nous verrions que cette nouvelle entité serait bien plus capable de faire face aux problèmes qui la rongent, faisant ainsi taire un populisme haineux qui ronge le vieux continent.

Il y aurait bien moins de fraude fiscale interne à l’Europe car une seule loi et une seule police. La fusions des budgets militaires nationaux nous permettrait d’avoir enfin une armée unique, capable de répondre aux vrais besoin européens tout en permettant d’assurer une efficacité budgétaire et militaire. Ce ne sont que de petits exemples, mais je laisse l’esprit éclairé et rêveur que vous êtes imaginer tous ce que pareille entité pourrait réaliser, tant sur les plans  économique, social, culturel et scientifique.

Le but n’est pas ici de vendre l’Union Européenne, car elle a aussi – comme tout système – ses limites et ses défauts. Je voulais montrer au citoyen que nous pouvons réfléchir aux problèmes qui nous minent (chômage de masse, terrorisme…) autrement que par un œil extrémiste et vindicatif. Succomber aux sirènes de l’extrémisme et du repli sur soi est tentant pour de nombreux citoyens, mais cela ne mènera qu’à la ruine, l’histoire de l’Europe nous a déjà bien montré ce que produit le mélange entre peurs et frontières.

Améliorer les choses – ou au moins essayer – n’est jamais facile, cela prend du temps, le résultat est incertain et c’est un combat de longue haleine pour le citoyen. Mais si nous nous donnons les moyens de trouver des solutions autres que celles de la violence et de la discrimination, nous aurons alors toutes les chances d’aller de l’avant.

C’est peut-être ce message qu’ont essayé de faire passer les autrichiens en préférant élire un président écologiste et non un président d’extrême droite.

Le combat continue.

Sébastien KEREBEL

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